VOYAGE AU COLORADO (Septembre 2000)


Avant propos : - Le récit qui suit est tiré de nos notes prises à chaud, pour orienter notre séjour de pêche nous avons utilisé le livre "FLYFISHER'S GUIDE TO COLORADO" (excellent) et une carte détaillée des rocheuses, sans oublier la consultation des nombreux sites dédiés à la pêche au Colorado.
La plupart du temps nous avons privilégié les campings économiques. N'ayant pas des moyens énormes, nous essayons toujours de trouver la solution la plus économique. Ce voyage nous sera revenu à environ 1200 € / personne tout compris pour 18 jours de pêche.


Départ Roissy le lundi 4 septembre à 13h45 (2 heures d’attente sur la piste, travaux !! )
escale à Détroit 16h20 / 19h15 ( 1h45 d’attente sur la piste)
Arrivée à Denver vers 21h30, remise de la voiture Hertz Hyundai « accent » éco. automatique.
Direction Denver, interstate 70, arrêt dans un motel (50 $), nous sommes tous les deux extrêmement fatigués.

Mardi 5 septembre
Départ de Denver vers 08h30 - interstate 70, puis highway 40. passage de « Berthoud pass » +/- 3800 mètres, courses au supermarché de Winter park (40 $). Achat des cartes de pêche à Kremmling (40 $), puis direction Radium dans le Gore canyon (27 Km de piste).

PRIMITIVE CAMPSITE DE RADIUS


 
Installation primitive campsite (6 $ pour 2), vers 15h15, début de la pêche sur la Colorado river.
Le temps est couvert, le vent assez fort remontant. Le niveau semble normal, l’eau un peu teintée, la température de l’air supérieure à 20°.
A peine 5 min. en pêchant l’eau avec une « Rio grande king trude », je pique une belle fario de 41 cm.
Après avoir décroché plusieurs poissons, et nous retrouvant bloqués rive droite par des parois rocheuses, nous descendons au pont de Radium.

INSTALLATION SOMMAIRE AU CAMPSITE DE RADIUS

..Remontons la rive gauche en pêchant les bordures, tout de suite nous touchons des poissons.
L’orage commence, accompagné d’une petite pluie, la pêche devient très bonne avec le début d’une éclosion de petites olives grises, les gobages deviennent réguliers. Quelques "green drake" sont présentes également.
A l’amont du parcours, J. Sébastien se fait repousser par un couple de castor en colère, quant à moi, je me régale en faisant les bordures d’une île avec de grosses sèches. Les poissons étaient très actifs dans les courants forts, et les bordures. Dommage que nous n’étions pas encore bien remis du voyage.


Résultats :  J. Sébastien 7 truites / 37.5 x 2 - 35x 2 - 31x 2 - 28
Yvon 12 truites / 44.5 - 41 x2 - 40 - 38 x3 - 37 x2 - 35 - 28
Mouches : Rio grande king trude N° 10 - olives CDC N°16/18 -- Fil 15 et 17/100

Mercredi 6 septembre
Au levé du jour vers 06h30, je vois une souris dans le coffre de la voiture, elle a bien saccagé les sacs de bouffe. Pas moyen de l’attraper dans ce souk !
En route vers Kremmling ( journée A/R 54 km piste + 20km) , pêche à Parshall « Breeze unit » parcours No kill / Gold médal . Début 11h30, soleil et vent modéré à assez fort (remontant) , nous faisons les bordures ou des gobages ont lieu sur des petites éphémères grises.
J. Sébastien décroche un beau poisson de + 45 cm en lisière d’un amas de branches, nous prenons quelques poissons jusqu’au repas de midi (13h45).
Ensuite, le temps est très couvert, la pluie menace, le vent se renforce progressivement. Des rafales gênent parfois énormément la pêche.
Sous le pont du parcours, je prends 3 truites (2 arc +/- 38 cm) qui gobaient des très petites éphém. grises trico. Au dessus du pont, les gobages sont partout. Je prend une fario de 40 cm, très large, elle gobait très régulièrement devant une branche. Puis un autre magnifique poisson de 42 cm sur une oreille de lièvre aile en fou de bassan N° 20.
Pêche fantastique à partir de 15h00, mais un peu gâchée par les fortes rafales de vent.
De retour à Radium, repas sous l’auvent des toilettes, à la lumière des feux de la voiture.
Les souris s’invitent à table, les dégâts se poursuivent dans la voiture.

LA COLORADO RIVER A RADIUS


Résultats :  J. Sébastien 10 truites / 37- 36 -35x 3 - ........- 28 cm
Yvon 14 truites / 42 (+/- 1 kg) - 40 - 38 - 37 - ...... - 28 cm
Mouches : Rio grande king trude N° 10 - olives CDC N°18 - fou de bassan N° 20 - Fil 15 et 17/100

Jeudi 7 septembre
Départ de Radium vers 07h00, en route vers state Bridge (piste), passage sur l’Eagle river.
Puis longeons la Colorado river dans le « Glenwood canyon » jusqu’à Glenwood spring.
De là nous remontons la « Roaring fork river » jusqu’à sa confluence avec la « Frying pan » à Basalt. Courses au supermarché, et un petit tour au fly shop « Taylor angler ».
Nous décidons d’aller nous installer au camping de Ruedi reservoir à environ 25 km en amont.
Arrivés sur place, déception, un panneau indique que le camping est fermé à cause d’une forte présence d’ours dans le secteur.

CAMPING FERME  EN RAISON DU GRAND NOMBRE D'OURS

Remontons encore plus haut, jusqu’à Mérédith, nous jugeons le camping trop éloigné et cher (14 $), pique nique et quelques coups de ligne sur place.
Saturés de voiture et impatients de pêcher, nous remettons notre installation à plus tard.
Vers 14h00, nous stationnons en aval du barrage. Un nombre impressionnant de pêcheurs s’activent essentiellement dans les parties calmes, presque tous en nymphe avec indicateur (gros pompon).
N’ayant aucunement l’intention de pêcher dans cette foule, nous descendons vers des parcours plus encombrés et rapides.
Plus bas, la rivière s’accélère, les arbres et buissons sont plus denses en bordure. Encore des pêcheurs, mais nettement moins.

LA FRYING PAN RIVER DANS SA PARTIE AMONT

Après le passage de deux nympheurs, je m’installe dans une coulée avec des berges sous les branches. En m’approchant, je découvre plusieurs poissons très visibles activité en surface sur des petites olives grises, les plus beaux sous le couvert.
Prise rapide ou décrochage des poissons à découvert (truites de 35 à 39 cm) sur or. de lièvre N° 18/20. Je pique sous les branches en 12/100 une arc très large de plus de 55 cm, elle descend dans les rapides d’aval, où je n’arrive pas à la retenir plus de 30 secondes, décrochée.
Retour aux branches, 2 où 3 poissons gobent toujours, je passe en 15/100. Un autre poisson du même gabarit suit le chemin du premier, cette fois, je la maintien 1 minute environ dans des gros remous, puis elle pique vers l’aval. Impossible de la suivre, et très risqué de la laisser filer dans ce long rapide, elle se décroche dans l’eau blanche alors que je tentais de la stopper.

LA FRYING PAN RIVER DANS SA PARTIE AMONT

Toujours de l’activité sous les branches, je pique et ramène une fario de 47 cm (un alevin !!!).
Jean Sébastien arrive, je lui propose d’attaquer les poissons toujours en activité, nombreux décrochages pour lui comme pour moi (plus haut), certainement à cause de la taille des mouches.
Nous descendons la rivière, ce faisant, nous voyons un magnifique poisson (+/- 55 cm) gobant à l’angle d’un énorme rocher allant du bord jusqu’à l’eau très rapide du 1er tiers de la rivière.
Le coup est difficile, le poste dans une retourne, n’a guère plus de 5 cm de large, et se trouve sous des branches le surplombant à environ 1.5 mètre. Résultat, pour attaquer correctement cette truite, il faut se trouver dans le courant fort, en équilibre, et poser la mouche dans un minuscule entonnoir contre le rocher.
Jean Sébastien va essayer, je descends. Après une traversée en amont limite balayage, J.S. présente une première mouche. Trop grosse, changement de taille, toujours refusée, la suivante, une oreille de lièvre N° 18 est enfin prise.
Immédiatement, la truite part dans les rapides d’aval, par malheur, au ferrage la soie s’était prise dans une branche et se bloque. Le bas de ligne casse au bout de 20 secondes.
Encore quelques prises plus en aval, et nous décidons de remonter vers le barrage.
Vers la fin d’après midi, il y a beaucoup moins de monde, et nous prenons encore de beaux poissons au coup du soir près du barrage, sur des gobages assez réguliers.
Retour à la voiture dans la pénombre, nous ne sommes pas trop rassurés. Dans la journée, nous avions observé de nombreuses traces d’ours dans ce secteur.
Début de la galère, le camping de Basalt est trop cher (29 $), sous un bel orage nous remontons au dessus « d’Aspen » où nous trouvons un state park camping (14 $).
Un panneau nous avertit de faire attention aux ours pouvant roder dans le camping, installation vers 21h30.

LE CAMPGROUND EN AMONT D'ASPEN

Résultats :  J. Sébastien  13 truites / 39- 37 -35x 4 - ........- 28 cm
Yvon 13 truites / 47 - 40 - 39 x 2 - 37 - ...... - 25 cm
Mouches : olives grises CDC N° 16/18/20 - Rio grande king trude N° 10 - Fil 12 -15 et 17/100
Eclosions : très belles de tricos et de petites baétis grises, quelques éphémères beiges de tailles moyennes, et de grands éph. gris.
 
Vendredi 8 septembre
Beau temps, départ d’Aspen, route vers la « Frying pan » amont, sur place vers 11h15.
Toujours autant de monde, descendons vers le même endroit que la veille. Deux pêcheurs sont là, aucune discrétion, l’un d’eux fouettant à tout va du haut d’un rocher. Ils pêchent avec de gros indicateurs (pompons), mais n’attrapent rien pendant le quart d’heure ou nous les observons.
Voyant que nous énervons le phoque sur son rocher, nous décidons d’aller manger (sans avoir mis une mouche à l’eau). Pendant le repas (rapide) nous observons de nombreux poissons, arc surtout, gobant en bordure (sous des arbustes assez hauts). En face, 2 pêcheurs à la nymphe avec indicateurs, ils n’essayent absolument pas en sèche malgré la quinzaine de poissons en surface.

PECHEURS AMERICAINS SUR LA FRYING PAN


Redescendons, notre parcours de la veille est enfin libre. Jean Sébastien s’occupe des truites sous les branches, qui sont toujours aussi actives que la veille. Je prospecte l’amont où les gobages sont relativement réguliers sur des micros mouches.
J.S. sous le couvert, enchaîne les ferrages loupés et les décrochages immédiats. Ce qui apparemment ne semble pas déranger les gros poissons qui continuent à s’activer à proximité immédiate des branches.
Après plus d’une heure de dérives au centimètre sans piquer un poisson, J.S. en ferre une qui malheureusement se décroche devant l’épuisette, dommage elle dépassait les 45 cm.
Reprise des passages ultras précis, un quart d’heure plus tard une belle fario de 46 cm est mise au sec par Jean Sébastien, photo, puis retour à la rivière.

UNE FARIO DE 46 CM DE LA FRYING PAN

Un dernier très beau poisson gobe toujours en limite extrême d’aspiration sous les branches.
Dans ma partie amont, je prend quelques truites 38/39 cm et en décroche plusieurs sur des mouches N°20.
Le temps tourne à l’orage fort, nous retournons à la voiture nous abriter. Nous arrivons juste à temps, la pluie et le vent se déchaînent (quelques km plus bas des arbres sont tombés sur la route). Attente une ½ heure à l’abri, la pluie se calmant, nous en profitons pour occuper le plat où cet après midi de nombreux poissons gobaient.
Les Américains, tous dans leurs voitures, sortent peu à peu.
Quant à nous, sitôt arrivés, les captures, décrochages, loupés se succèdent. Une heure plus tard, 2 pêcheurs ont réussit à s’incruster en amont du plat, la pluie s’intensifiant nous chasse, tous les deux assez congelés. Nous décidons d’arrêter, il est 17h00 et la rivière est déserte.
Route vers Basalt, courses, puis retour au même camping que la veille (14 $)


Résultats :  J. Sébastien 10 truites / 46 - 38x 2- 36 -35 - ........- 25
Yvon 10 truites / 39 arc - 38x 2 - 36 ...... - 25
Mouches : Petits CDC N° 16/18/20 - Rio grande king trude N° 10 - Fil 12 -15 et 17/100
Eclosions : forte de tricos gris très petits, quelques éphémères grises, et phryganes de tailles moyennes grises.

Samedi 9 septembre
Levés vers 06h30, le temps est beau, nous partons tôt. En voulant passer par « Maroon bells national park » pour rejoindre la Taylor river, nous perdons plus d’une heure. Nous avions pourtant demandé à des gens, qui apparemment ne savaient pas que le park ce terminait en cul-de sac.

MAROON BELLS NATIONAL PARK

Finalement, nous empruntons « l’indépendance pass » (+/- 4000 m.), après « Buena vista » piste en terre et gravier pendant plus d’une heure pour gagner la Taylor river au pied du barrage.

LA VALLEE DE LA GUNNISSON RIVER

Installation 10 km plus bas dans un camping (14 $), début de la pêche vers 14h30.
Il y a très peu de place, des pêcheurs partout, presque au coude à coude à certains endroits.
De très beaux poissons sont visibles dans l’eau très claire, aucun gobage ou insectes en surface. Tous le monde pêche en nymphe avec de gros indicateurs la plupart du temps.
Nous essayons de trouver une place entre la foule et le parcours privé d’aval. Dans la partie rapide du bas, nous piquons chacun une petite truite (+/- 28 cm) en pêchant l’eau.
Vu la petitesse du parcours, nous sommes obligés de remonter. Nous trouvons une place au dessus du pont. Juste devant nous, de nombreuses grosses truites ne semblent pas s’inquiéter de notre présence à moins de 3 mètres quelquefois.
En nymphe à vue, à différents niveaux, nous n’enregistrons que quelques loupés au ferrage.
Après 2 heures, nous en avons vraiment marre de rester sans bouger de plus de 10 m.
La température a beaucoup baissé, nous sommes à environ 3500 mètres d’altitude et cela ce sent. Quand nous produisons un effort soutenu, l’essoufflement est sensible.
Le coup du soir est inexistant, après avoir fait provision de bois nous rentrons au camping.

Dimanche 10 septembre
08h30, en route pour la ville de « Gunisson » où nous faisons des courses au supermarché.
Ensuite nous remontons vers un fishing access en aval « d’Almont ». Plusieurs véhicules sont sur place, et une demi douzaine de pêcheurs sont en action dans un pool profond.
Apparemment, ils pêchent le « Kokanee salmon » en nymphe à l’indicateur.
Nous commençons vers 11h00, le temps est très chaud et ensoleillé, l’eau assez claire avec un niveau semblant normal. Le vent modéré remonte la rivière (secteur ouest).

LA GUNNISSON RIVER EN AMONT DE LA VILLE DE GUNNISSON

Dès les premiers lancers, nous touchons des poissons. Contrairement aux rivières précédentes, nous prenons à peu près autant de rainbow que de fario, les premières se montrant nettement plus combatives.

UNE BELLE RAINBOW DE LA GUNNISSON

Les éclosions sont très faibles, quelques baétis gris et des phryganes n’occasionnant que de rares gobages. Donc, nous pêchons essentiellement l’eau, les bordures et les friselis devant et derrière les rochers.
Repas vers 13h30, puis nous descendons vers un parcours en aval de Gunisson. Là, la rivière est très large et profonde. Elle est aussi plus teintée, nous n’observons aucune activité en surface. Après plus d’une heure de galère de la rive que je remontais, berges abruptes et très fournies en buissons impénétrables, nous décidons de retourner en aval d’Almont.
Sur un parcours situé juste en aval de celui pêché le matin, nous utilisons surtout des grosses mouches pour pêcher l’eau ( rio grande king trude et attractors oranges en N°10).
Jean Sébastien tombe sur plusieurs poissons en activité en queue d’un grand pool.
Ces truites gobent des mouches minuscules (tricos ?), il en décroche plusieurs, dont certaines très belles.
Quant à moi, plus bas, je prend une demi douzaine de poissons avec des grosses mouches en prospectant les bordures et les amortis en plein courant.
Nous décidons de faire le C.D.S. au confluent de la « Taylor » et de « l’East river » (formant la Gunnison ).
Sitôt arrivés, nous observons immédiatement une forte et bruyante activité en surface.
Nous approchant, il nous semble plutôt qu’il s’agit de marsouinnages d’un banc de Kokanee salmon.
Nous commençons rapidement à peigner cette fin de courant, avec un sedge gris N°12 , je pique un kok., très nerveux, il ne se rend qu’après un long moment. Ce poisson d’environ 39 cm ressemble un peu à un saumon Pink d’Alaska , bien sur plus petit, mais avec une couleur rose sombre et un bec bien recourbé (mâle).
Pendant le quart d’heure suivant, malgré de nombreux changements de mouches, sèches/ noyées/streamers, nous n’enregistrons plus aucun contact. Pourtant en surface, l’activité n’a pas faiblit. Maintenant, il fait bien sombre, et nous rentrons au camping le coffre bien remplit de bois.


Résultats :  J. Sébastien 11 truites - 40.5 arc - 39 x 3 ........- 28
Yvon 11 truites - 1 Kokanee 39 cm - 40 F. - 39 A. -38 x 5 ....28
Mouches : - Rio grande king trude N° 10 - Attractors oranges N°10 -
petits CDC N° 16/18/20 - Fil -15/100
 
Lundi 11 septembre
Levé vers 06h30, puis route en direction de Gunisson. Ensuite prenons interstate 50 vers Salida, passage de « Monarch pass » (+/- 3800 m). Puis route au nord vers « Buena vista » en remontant l’Arkansas river. De là, nous bifurquons vers « Eleven milles réservoir », piste en terre sur plusieurs kilomètres avant d’arriver au lac.

LE CROSS CREEK CAMPGROUND A ELEVEN MILLES RESERVOIR

Installation au « Cross creek campground » (10 $) situé au bord du lac et à environ 1 km de la South platte. Le montage de la tente et la préparation du repas sont rendu difficile par le vent fort soufflant sur cette plaine d’altitude sans arbre.
Nous commençons la pêche vers 13h00, à cause du fort vent de NW nous prospectons en descendant. La rivière présente un cours assez spécial, avec une succession impressionnante de méandres. La profondeur est très variable, et de nombreux herbiers tapissent le fond.
Certaines berges concaves sont très intéressantes, avec des grandes herbes surplombant l’eau profonde. Sur ce type de poste, nous repérons de beaux gobages réguliers.
Après quelques poissons pris en pêchant l’eau, Jean Sébastien tombe sur un poste comme décrit plus haut. Il prend du poisson sur des gobages réguliers mais assez discrets.

LA SOUTH PLATTE AVANT SON ENTREE DANS LE LAC D'ELEVEN MILLES

Arrivant sur place, il me conseille d’essayer une quinzaine de mètre plus bas où il a entendu des bruits de gobages.
Effectivement, 4 beaux poissons sont bien installés en surface, dont un particulièrement gros gobe bruyamment dans une mini retourne en bordure.
Je lui présente un petit CDC corps oreille de lièvre N°18, mon artificielle arrive sur son poste, je vois alors sa masse monter presque verticalement et la prendre sans hésitation.
Au ferrage, un remous impressionnant suivit d’un saut, cette rainbow dépasse les 55 cm.
Mon 12/100 n’a pas résisté longtemps, après plusieurs démarrages surpuissants et nerveux, un coup de tête l’a rompu au dessus de la mouche ( + grosse truite du séjour).
Les autres poissons sont toujours en activité, je les prends tous sauf un. Il s’agissait d’un groupe de Rainbows, vraiment en forme, très épaisses et d’une puissance incroyable pour leur taille (entre 40 et 36 cm), heureusement j’étais passé en 15/100.
Nous descendons encore les méandres interminables, presque jusqu’au lac. Nous n’aurons plus vraiment de belles occasions, le vent est toujours assez fort et les éclosions presque inexistantes.
Sur une berge sableuse, je découvre des empreintes d’ours fraîches, apparemment une femelle et son petit. A moins d’un kilomètre de notre tente, cela ne rassure guère.
Nous remontons tout en pêchant, et ce jusqu’au coup du soir qui s’avérera décevant. Aucune éclosion visible, seuls quelques poissons piqués en pêchant l’eau nous donnerons de l’action.
De retour au camping, nous mangeons en compagnie d’une meute de souris très affamées. Pour nous endormir, les hurlements des coyotes se répondent des 4 points cardinaux.

LE CROSS CREEK CAMPGROUND AU MILIEU DE NULLE PART

Résultats :  J. Sébastien 3 truites - 39 arc - 31 arc - 34 fario
Yvon 6 truites - 40 - 39 -38 - 36 -33 rainbows - 35 fario
Mouches : - petits CDC N° 18/20/22 - Rio grande king trude N° 10
 - Attractors oranges N°10/12 - Fil - 12/15/100

Mardi 12 septembre
Réveil vers 06h30, 3 papys ont débarqué au levé du jour pour ferrailler près de notre tente.
Une fois de plus il givre, tous nos habits mouillés sont raides. Heureusement, 1 heure plus tard avec le soleil nous nous réchauffons. Vers 09h00 , nous allons au « Park office » prendre notre première douche depuis une semaine, quel régal.
Ensuite, nous faisons route vers « Deckers » sur l’interstate 24, courses au supermarché de « woodland park ».
Arrivée à Deckers (4 maisons) sur la « South platte », installation au campground 5 Km en aval (11 $). La chaleur est infernale, les guêpes grouillent autour de notre repas.

LE PRIMITIVE CAMPSITE EN AVAL DE DECKERS

Celui ci vite expédié, nous commençons à pêcher vers 13h30. Nous sommes remontés au maximum, juste en dessous du parcours privé du « wigwam club ».
Garés sur un petit parking pour pêcheurs (magnifiquement aménagé), nous nous séparons.
Je remonte les 300 mètres restant, pendant que Jean Sébastien descend vers une partie encaissée.

LES PETITES GORGES EN AMONT DE DECKERS


Devant le parking, un moulin à vent s’escrime sans succès avec une 8 pieds.
J’attaque 50 m plus haut, en prospectant du milieu de la rivière. En pêchant l’eau avec un attractor orange N°10, je pique une fario de 41 cm dans un friselis peu profond.
Quelques minutes plus tard, J.S. vient me demander les clés de la voiture pour récupérer son appareil photo. Il vient de piquer une fario de 47 cm, amarrée plus bas. En redescendant, il prospecte en face de la voiture (le moulin à vent ayant disparu), plus particulièrement les bordures.

UNE FARIO DE 47 CM

A vue, il repère un beau poisson. Son attractor est pris tout de suite, malheureusement, son apparition en surface révèle une fario dépassant les 55 cm. Son premier démarrage sera fatal au bas de ligne en 15/100 dont les nœuds n’ont pas été refait.
Pendant ce temps, je pique encore quelques poissons en limite amont. Redescendant dans la gorge, à l’entrée de celle ci, et surplombant d’une trentaine de mètres la rivière je m’arrête pour admirer la rivière. J’aperçois alors dans une partie très rapide un magnifique poisson.
Dans le soleil, entre deux passages d’eau blanche, cette truite me semble énorme, je l’estime à environ 70/80 cm.

LA SOUTH PLATTE EN AVAL DU WIGWAM CLUB

UNE CUTTBOW DE 52 CM


Je descend chercher Jean Sébastien pour lui la montrer, et qu’il m’aide à l’épuiser.
Nous traversons difficilement le courant très fort nous séparant de la petite île en aval du coup.
Je prépare mon bas de ligne en 22/100, avec une imitation de salmon fly beige N° 8.
Je me place au mieux dans l’eau blanche, premier passage, elle monte voir lentement sans prendre. Au second, elle happe mon plumeau sans hésitation, au lieu du démarrage en force vers les rapides d’aval, elle résiste lourdement sur place.
La défense de ce poison aura été vraiment décevante, et c’est sans problème qu’une minute plus tard elle échoue dans l’épuisette manœuvrée par J.S.
Assez loin de l’estimation faite du haut de la gorge, cette Rainbow (ou Cuttbow ?) mesurait 52 cm.
Nous poursuivons la prospection autour de l’île, Jean Sébastien tente d’attraper un poisson plus petit repéré avec la grosse, sans succès. Cette truite de 40/45 cm refusera plusieurs mouches. Par contre, en aval de l’île, il piquera après l’avoir repérée une belle Rainbow de 43 cm.
Au coup du soir, nous observons une forte éclosion de tricos sombres très petits.
A certains endroits, les poissons sont à table. En particulier, un banc de Rainbows juste en amont du pont de Deckers.
Seule une mouche minuscule arrive à les séduire, d’ou une grande difficulté au ferrage et à la localisation de l’artificielle dans la pénombre. Retour au camping, nous mangeons à la lueur de la lune.


Résultats :  J. Sébastien 9 truites -47 F. - 43 arc - 41 x 2 F. - 40 - 39 ........- 28
Yvon 7 truites - 52 A. - 41 / 40 F. -38 ....28
Mouches :  - Attractors oranges N°10 - Rio grande king trude N° 10 - CDC sombres N° 20/22 - Fil -15/ 22 /100


Mercredi 13 septembre
Réveil vers 06h30, avant le lever du soleil, je consacre ¾ d’heure à pêcher au streamer sans succès. Depuis peu, tous les matins il givre légèrement, heureusement sitôt que le soleil apparaît il chauffe rapidement.
Justement, vers 09h30 quand nous partons vers le « Cheesman canyon » il fait déjà très chaud.
Nous avons toujours un gros problème pour trouver de l’eau, aucun camping ne dispose de robinet.
A « Deckers », nous achetons quelques articles au Fly shop « Flies & lies », et des bidons d’eau juste à coté dans une épicerie vraiment bordélique qui fait également marché aux puces et friperie.
Ensuite, nous remontons la route puis la piste qui mène au barrage en amont de « Cheesman canyon ». Nous stationnons près du lac, la chaleur est accablante maintenant.
Pour atteindre le début du parcours, nous marchons une ½ heure.

L'ENTREE AMONT DU CHEESMAN CANYON

Arrivé là, (11h15) le spectacle est vraiment grandiose, le début du parcours à environ 300 m. en aval du barrage est matérialisé par un câble métallique barrant la rivière. Vers l’aval, le canyon commence avec des blocs rocheux énormes dans le lit de la « South platte » et les pistes sur chaque rives accrochées dans les éboulis et parois.
Nous décidons de donner un coup de ligne jusqu’au câble. Sous un soleil de plomb, aucun insecte n’est visible, à part des criquets s’activant sur la végétation desséchée des rives.
Logiquement donc, nous pêchons chacun d’un bord avec de grosses sèches. Dans un courant assez rapide en bordure, ma « King trude » séduit une belle rainbow de 45.5 cm. En face de moi, Jean Sébastien pique également une fario de 33 cm.

DANS LE CHEESMAN CANYON

 
Après ce court intermède, le canyon en aval nous impose de choisir chacun une rive. Je prend le « Gill trail » qui correspond à la rive Ouest, alors que Jean Sébastien s’engage sur une piste nettement moins facile rive Est.
La progression est assez lente, chaque fois que nous surplombons la rivière d’un peu haut, de nombreux beaux poissons sont visibles dans chaque trou. Des truites très visibles, mais difficiles à atteindre et encore plus à piquer.
D’ailleurs, à part quelques loupés au ferrage sur des micros sèches ou différentes nymphes, nous ne feront plus rien.

DANS LE CHEESMAN CANYON

Nous sommes descendus d’environ 3 km, jusqu’à la rencontre avec un gars remontant (qui a fait demi tour en nous voyant), c’est la seule personne que nous ayons vu dans cette partie du canyon. Dans ce secteur, J.S. a pu traverser sur un gros bloc en travers, c’était certainement la seule possibilité.
Vers 13h30, arrêt à l’ombre pour le casse croûte, nous fondons dans nos waders.
Devant la difficulté de la pêche, et la dangerosité de la progression nous décidons de retourner à la voiture.
La remontée du fond du canyon aura été vraiment infernale, plus rien à boire, chaleur de four et dénivelé impressionnant. Nous commençons à comprendre pourquoi nous sommes seuls sur ce parcours, les poissons se méritent vraiment ici. 45 minutes plus tard, à la voiture, nous récupérons les litres d’eau évaporés.
Maintenant, l’après midi est bien avancé est nous décidons de prospecter au dessus de « Deckers ».
Nous piquons chacun encore quelques truites, surtout en pêchant les rares gobages ayant lieu sur des éclosions de BWO et de tricos.


Résultats :  J. Sébastien 6 truites -38 F. - 34 x 2 F. - 33 F - 33 A - 28
Yvon 4 truites - 45.5 A. - 40 F. -35 F
Mouches : - Attractors N° 4/8/10/12 -- Rio grande king trude N° 10
CDC sombres N° 18/ 20 / 22 - Nymphes: pheasant tail / casques / divers N° 18/16/14
Fil -15/ 22 /100


Jeudi 14 septembre
Réveil avec le soleil vers 07h15, au petit déjeuner nous décidons d’essayer juste en amont du camping. Nous commençons vers 09h10, tout de suite nous observons des poissons en activité sur des mouches minuscules (tricos).
Immédiatement, je me met à l’eau. Dans ce lisse, certaines truites sont en poste contre la berge, et d’autres suivent un circuit en gobant sans cesse.
J’ai beaucoup de mal à ramener un poisson, je les ai presque tous touchés, mais avec des mouches N° 22 les décrochages et loupés se succèdent. En amont, dans une partie plus rapide Jean Sébastien réussit à ramener quelques beaux poissons gobant également en bordure.
Nous remontons jusqu’à la rencontre avec 2 pêcheurs, il est midi, et nous retournons au camping.
 Après le repas nous faisons route vers le « Cheesman canyon » que nous allons cette fois remonter à partir du bas.
Après 25 minutes de marche sur le « Gill trail », nous arrivons au débouché du canyon.
Jean Sébastien choisit de traverser pour débuter plus haut, et moi devant le filet métallique matérialisant la limite amont du très chic « Wigwam club ».
M’approchant discrètement, je repère une belle fario patrouillant dans la retourne juste devant le filet. Au bout d’un quart d’heure, en nymphe à vue, je la pique. Après une belle bagarre au bout de mon 12/100, je la mesure : 46 cm.
Plus haut, je prends encore une fario de 40 cm toujours en nymphe à vue. Arrivant dans une partie plus agitée, je repasse en sèche, et vais à la rencontre de J.S. sur l’autre rive.
Partout, nous observons des poissons magnifiques, mais très peu en train de gober.
Dans un courant de retourne au milieu de la rivière, je repère une belle rainbow de 48 cm qui gobe des minuscules tricos, je la prend au deuxième passage.
La lumière baissant, je ne remonte pas plus haut. J.S m’ayant rejoint, nous assistons au spectacle d’innombrables gobages sur des spents de tricos. La pêche est très très difficile, les poissons se déplaçant sans cesse, et avec une lumière bien faible.
Après une prospection des bordures de la limite aval, nous décidons de tenter un dernier coup de ligne en amont du pont de « Deckers ».
Comme tous les soirs, le banc de rainbows est attablé sur des tricos. Avec mon petit C.D.C. N°20 aile fou de bassan, j’en prend encore 3 vraiment en limite de visibilité.
 
Résultats :  J. Sébastien 10 truites - 44 A -42 F- 40 F. - 38 - 35 .....28
Yvon 9 truites - 48 A. - 46 F- 40 F- 38 F -37 F- 28 A
Mouches : - Attractors N° 8/10/12 - Rio grande king trude N° 10 - CDC sombres N° 18/ 20 / 22 - Fil -15/ 22 /100

Vendredi 15 septembre
Départ de bonne heure, à 07h30 route vers la  Colorado river via  Loveland pass (+/- 3800 m.) et Silverthorne sur la Blue river.
Cinq heures de voiture plus tard, sur une route de montagne très médiocre la plupart du temps, et après un arrêt à Silverthorne dans un fly shop magnifique ( Cutthroat Angler) nous arrivons enfin à Kremmling.
Après quelques courses, et encore 27 km de piste nous voilà au campground de Radium ( 6 $) où nous nous installons sous un soleil de plomb.
En ce début de week-end, le campground se remplit. A peine la tente montée, qu’il nous faut déménager, nous étions sur un emplacement réservé. Pénible sous ce cagnard.

LE PRIMITIVE CAMPSITE DE RADIUS , SUR LA COLORADO RIVER

Le repas vite avalé, nous nous mettons à l’eau vers 14h00. Les conditions de pêche ont beaucoup changées depuis notre passage en début de séjour.
A commencer par le niveau de la Colorado river qui a beaucoup baissé, et bizarrement, malgré l’absence de pluie l’eau est bien teintée maintenant. La traversé en waders ne pose plus guère de problèmes dans beaucoup d’endroits. La météo aussi est bien différente, le temps est chaud et sec, le ciel sans nuages.
Comme nous ne voyons ni gobages ni insectes en surface, il ne nous reste plus qu’à pêcher l’eau avec des grosses sèches. Nous nous apercevons rapidement que les beaux poissons (+ de 40 cm) ne sont pas décidés, et nous ne piquons que des truites assez petites. Même au coup du soir, nous ne verrons que très peu de gobages.
Nous finirons la soirée devant une bonne flambée, dans un campground assez remplit.


Résultats :  J. Sébastien 7 truites - 38 F ( gardée) - .....28
Yvon 5 truites - -36 F- 33 - 28 -26- 25
Mouches : - Attractors N° 10/12 -- Rio grande king trude N° 10 - Fil -15/100

Samedi 16 septembre
Réveil vers 07H00, je réactive le feu, il givre légèrement et une flambée matinale n’est pas superflue.
Les conditions de pêche semblant identiques à la veille, nous décidons d’aller sur le parcours « Gold médal » de Parshall.
Les conditions de pêche là aussi ont évoluées depuis notre premier passage, le niveau à bien baissé, est le temps et sec et ensoleillé avec une forte chaleur.
Vers 11h00, nous commençons au fishing accès de Kemp breeze. Beaucoup de monde, et de nombreux poissons en activité sur des minuscules tricos émergents.
A quelques mètres l’un de l’autre, dans un plat, nous n’arrivons pas à ramener un seul poisson parmi la douzaine qui gobe régulièrement devant nous. En 10/100, avec des mouches de 20 à 22 nous touchons des truites sans réussir à les accrocher plus de quelques secondes. En amont, les poissons semblent tous en surface, des gobages très réguliers apparaissent sur tous les types de postes.
Il y a tellement de gobages, dont beaucoup de beaux poissons que cela semble irréel. Malgré cela, et bien que nous puissions approcher d’assez près, impossible de ramener la moindre truite, au mieux, le ferrage n’est pas assuré. Après 2 heures d’insuccès frustrant, nous allons manger au fishing accès de « Breeze unit ».
Nous revoilà au parcours du début du séjour, la pêche se révélera tout aussi difficile que plus en aval.
J’arriverais péniblement à prendre 2 truites avec des micros mouches, uniquement sur les friselis. Dans les parties calmes, quand les poissons prennent, les loupés au ferrage se succèdent.
Au coup du soir, le coucher de soleil est splendide, mais la pêche toujours aussi difficile.

COUCHER DE SOLEIL SUR LE PARCOURS DE BREEZE UNIT

Résultats :  J. Sébastien 1 truite - 29
Yvon  3 truites - -36 - 35 - 28 F. Mouches : - CDC sombres N° 18/ 20 / 22 - Fil -10/12/100


Dimanche 17 septembre
Pour le dernier jour,le réveil est assez matinal est bien frisquet. Après un petit déjeuner près du feu, nous donnons le reste de nos conserves et notre réchaud à gaz aux 3 papys campant à proximité.
Une fois que tout est rangé dans la voiture, nous partons vers "Pump house fishing accès", où débute le sentier remontant le "Gore canyon". Vers 10h00, nous nous engageons dans le canyon, tout en pêchant nous progressons vers l'amont.

LA COLORADO RIVER A PUMP HOUSE

LA COLORADO RIVER DANS LE GORE CANYON


Assez rapidement, nous ne constatons que très peu d'activité en surface. En 2 heures, nous ne prendrons que 2 ou 3 truites chacun (entre 25 et 28 cm). La progression devenant de plus en plus pénible, et les conditions guère favorables, avec une eau teintée et un grand soleil, nous décidons de changer de stratégie.

DANS LE GORE CANYON

De retour à PUMPHOUSE, et après un repas au bord de l'eau, nous décidons de terminer sur la "BLUE RIVER", ce qui nous rapprochera de DENVER.
Une heure plus tard nous stationnons au "fishing accès" juste en amont de "Green mountain réservoir". Nous découvrons une BLUE RIVER à un niveau assez bas, et très claire. En pêchant l'eau, plus particulièrement les trous profonds dans les parties rapides. Nous touchons de beaux poissons, Jean Sébastien en ramène 2 d'environ 35 cm, des arcs très en forme. De mon côté, tous les poissons touchés se décrochent.
Après plus d'un kilomètre de remontée chacun sur notre rive, nous observons un pêcheur qui vraisemblablement harponne des "Kokanee salmon" dans une grande fosse. Avec un montage plombé et deux gros hameçons triple, il racle le fond, cela semble assez productif (mais vraiment affreux) il en a une bonne douzaine dans un filet.
Nous continuons encore un peu, l'orage menaçant , nous décidons d'arrêter pour pouvoir ranger tout le matériel tant qu'il est encore sec. Il est alors 16h15.
Nous regrettons beaucoup que notre séjour prenne fin, surtout maintenant que les conditions météo tournent à la pluie pour plusieurs jours.


Résultats :  J. Sébastien 5 truites - 35 - 34 arc -Blue river / 28 -26 - 25 - Colorado
Yvon  2 truites 28 - 25 F. - Mouches : - CDC sombres N° 18/ 20 / 22 - Fil -10/12/100


Le retour: Dans la soirée, nous cherchons un motel à "Golden", mais il n'y a rien de libre. Après un repas copieux dans un resto chinois de la banlieue de Denver, nous trouvons un motel assez pouilleux parmi beaucoup d'autres, mais à moins de 50 $. Le "BUGS BUNNY" Motel nous fait regretter le calme et l'air pur des Rocheuses.
Le lendemain, après une matinée de shopping, nous rendons la voiture avant d'aller à l'aéroport. Là, Jean Sébastien connaîtra de gros problèmes pour faire enregistrer son tube de cannes. Finalement, après de nombreuses négociations il arrivera quand même à embarquer son tube en bagage à main.
Le mardi 19 septembre vers 11h00 nous arrivons à Paris, et embarquons rapidement dans le TGV en route vers le Pays Basque.

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